En bref…
Kyung Wilputte revendique une parole engagée, sincère, sensible et juste. Dans les histoires au service desquelles elle se met, le sens de la nuance, la simplicité et le (sou)rire sont autant d’appuis pour dire le monde, sa complexité, ses noirceurs et ses éclats. Le rythme et le chant en lien avec le corps ainsi que la médiation culturelle font partie intégrante de sa recherche.
Tendez l’oreille, elle a des choses à vous dire…
Présentation
Née dans un des pays du soleil levant, grandissant dans celui du chocolat et de la frite, Kyung Wilputte n’est ni d’ici ni d’ailleurs. Tel le crabe dur et tendre à la fois, elle chemine gaiement en assumant ses contradictions. Nourrissant sa parole de sa sensibilité et de sa justesse, les héroïnes qu’elle défend reflètent sa détermination et sa combativité. Fleur bleue souriante aimant savourer les petites choses de la vie, elle ne craint pas les paroles ou les propos durs ; elle est capable de dépeindre la cruauté avec douceur comme de rire d’une ruse bien ficelée ou de la bêtise d’un personnage. Elle parle beaucoup d’amour, de femmes, de mères, de séparation et s’interroge notamment sur la transmission, la filiation, le faire-famille. Elle aime assaisonner ses histoires de ritournelles et de chants. Mais c’est avant tout le bonheur de la rencontre avec le public autour des récits qui la passionne.
Formation et influence
Ses principaux appuis sont la formation longue au Théâtre de la parole (Bruxelles) et les ateliers de Michel Hindenoch.
Aujourd’hui, elle continue à explorer la matière. Son travail avec Sophie Clerfayt sur « Entre 2 mères » a été décisif. Celui qu’elle entame avec Anne Borlée sur le conte merveilleux, le chant traditionnel et la manière dont son identité d’adoptée se mêle à son identité de conteuse l’est et le sera également.
Kyung Wilputte défend la dimension populaire et tout terrain du conte, sa fonction rassembleuse, grâce à un répertoire de contes traditionnels. Elle est également persuadée que le conte a pleinement sa place sur scène, sans fioriture.
Elle a cette croyance que derrière quelque chose d’apparence simple se cache un travail indéfectible, un chemin qui ne s’arrête jamais, une pulsion de vie. Dans ce travail, il y a la puissance du récit. La beauté des images. La voix, nue et pleine. Le rythme, la musicalité. Les contrastes. Le corps qui raconte lui-même une histoire. La rencontre avec le public. Cette qualité de l’instant présent. Ce lien qui se crée au long des récits. Le partage. La générosité. La sincérité. La sensibilité et l’engagement de l’artiste. Le fait d’avoir quelque chose à dire. A transmettre. Sans moralité ou dimension « pédagogique ».