Création sonore

Racines

Kyung est conteuse. Très vite, elle a envie de parler de son adoption. Mais pour en dire quoi ? Elle fait la connaissance de kimura byol lemoine, activiste coréen.ne adopté.e en Belgique. Grâce à iel, Kyung prend de plus en plus conscience des enjeux politiques de l’adoption internationale. Elle rencontre ensuite quatre femmes coréennes adoptées en Belgique : Mélanie, de la même génération que Kyung ; Laetitia et Alexandra, jumelles adoptées au sein de la même famille ; et Aude, de la première vague d’adoption. Leurs récits s’entremêlent, se font écho, donnent à entendre une réalité nouvelle et ouvrent des espaces de réflexion et d’échange. Comment obtenir réparation ? Comment faire résilience, de manière singulière, avec les moyens que l’on a ?
« Racines » est un docu-fiction radiophonique sur la qûete des origines des personnes adoptées. Dans la continuité du spectacle « Entre 2 mères », la conteuse Kyung Wilputte passe du « je » au « nous » et cherche à mettre des mots sur l’enjeu politique de l’adoption internationale et interraciale par le biais de l’intime. 

Visuel "Racines"

Documentaire | 57min09sec | 2025 | fr |

Co-réalisation : Kyung Wilputte & Marie Betbèze
Écriture : Kyung Wilputte
Prise de son et montage : Marie Betbèze
Mixage et Mise en onde : Aurélien Lebourg
Sound design : Isa Stragliati, Léa Roger
Aide à l’écriture et direction voix : Sophie Clerfayt

Voix narratrice : Kyung Wilputte
Voix de la mère : Gyun Eun Kyung (voix coréenne) et Dominique Pattuelli (voix française)
Avec Kimura, Aude, Mélanie, Alexandra et Laetitia, ainsi que Yan Vandenbroucke

Production : Marie Betbèze au sein du collectif v o a

Avec le soutien du Fond d’aide à la création radiophonique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de l’Atelier de Création Sonore Radiophonique, du Centre Culturel Saint-Georges, de Sourire d’enfants – Larissa, le KAB Korean Adoptees in Belgium, des donateurices de la campagne Promethea

Merci à :
A Delphine et MetX pour leur aide technique dans le cadre de l’atelier chant

A Bibou, Christine, Ingrid, Fanny, Jeanne, Jennifer, Julie, Laure, Léon, Magali, Mahé, Marguerite, Muriel A, Muriel D, Myriam, Veronika pour leurs écoutes précieuses en cours de travail.
Ainsi qu’à toutes les personnes ayant contribué de près ou de loin à la réalisation de cette création

Plus d’infos? Vous pouvez envoyer un mail à voa@collectifs.net. Toutes les dates de diffusion se trouve ici

Actions socioculturelles

Je suis convaincue que l’art est un outil puissant pour sensibiliser, dénoncer, revendiquer et même plus.

En me questionnant sur les contes et récits que je choisis de transmettre, sur comment je les transmets, je fais des choix politiques.

Durant ma formation au Cesep en vue de l’obtention du Brevet d’Aptitude à la Gestion d’Institutions culturelles (obtenu en novembre 2024), j’ai pu réfléchir aux intelligences collectives et surtout affiner ma posture et ma vision en tant que citoyenne et artiste. D’une part je defends le conte en tant que discipline artistique à part entière, d’autre part, je suis convaincue que le conte objet artistique peut avoir une fonction sociale, quand l’espace scénique et l’espace public se confondent. Dans ce même espace, le public écoute des récits, objets artistiques qui le font rêver, réfléchir, ressentir ; une rencontre entre artiste(s) et public peut y avoir lieu par la proximité, la relation mais aussi des échanges sur divers thématiques sociétales ; il peut devenir un endroit où se raconter et se réapproprier son histoire. 

Le conte, et de manière générale l’art du récit oral, devient un outil, un moyen au service du mouvement citoyen, d’une communauté, mobilisée par un projet. Il ouvre des portes pour se documenter, se positionner, et se mettre en action sur des enjeux sociétaux, en déconstruisant et en réinventant .

Cette vision est nourrie par plusieurs visées :

  • la coexistance de la démocratisation de la culture et la démocratie culturelle ;
  • le décloisonnement entre personnes de tous les horizons, culturels, sociaux, économiques, etc. autour de thématiques citoyennes. 

Concrètement, mon action se traduit par :

  • de la médiation culturelle (bords de scène après le spectacle : questions/réponses, témoignages, collaboration avec d’autres intervenant.e.s, mise en place d’espace de parole…) ;
  • des ateliers d’intelligence collective par, pour et avec les publics.

A titre d’exemples, kimura byol lemoine, coréenne adoptée en Belgique, activiste et militante, est intervenue après le spectacle « Entre 2 mères » lors de l’événement « A contre-courant » organisé par le Théâtre de la parole. Durant le même événement, j’ai proposé un atelier sur les privilèges avec kimura et Maïté Maeum Jeannolin, artiste et dokad. Maé Bo, coréenne adoptée en Belgique et journaliste a modéré les séances de questions/réponses lors des premières écoutes collectives de « Racines ».

Envie d’en savoir plus? De mettre en place une médiation et/ou des ateliers après le spectacle ou l’écoute collective? Contactez-moi!

Sensibilisation à la lecture aux tout-petits

Tant par mes pratiques sur le terrain que par mes lectures et formations que j’ai suivies (parmi lesquelles la formation professionnelle donnée par l’ASBL Boucle d’or sur la lecture individuelle en collectivité), je suis convaincue de la necessité de lire et de partager le patrimoine oral dans les milieux d’accueil. Outre les bienfaits que cela apporte aux enfants, il s’agit de donner accès à la culture à TOUS les enfants et de favoriser l’égalité des chances. 

J’ai proposé pendant plusieurs années des ateliers hebdomadaires dans différentes crèches bruxelloises. Découverte de la littératures jeunesse et du patrimoine orale étaient au menu.
J’ai également mené deux projets en milieu d’accueil dans le cadre de « La fureur de lire » : « Le livre et les 0-15 mois : la chasse aux préjugés! » et « Quand le livre s’invite en crèche… Exploitations et mise en place d’un coin lecture ».
Enfin, dans le cadre de mon emploi à « Place aux livres », la bibliothèque itinérante du Brabant wallon, j’ai donné des journées de sensibilisation à la lecture à plus d’une centaines de puéricultrices et accueillantes du Brabant wallon (issues de 45 structures réparties dans 24 communes). L’objectif était de questionner le sens que nous donnons à nos actions et à ouvrir un espace de partage entre professionnelles tout en donnant des clés concrètes à appliquer sur le terrain. 

Envie d’en savoir plus? De mettre en place une formation pour votre équipe? D’organiser une séance dans votre structure? Contactez-moi.

 

News

Alors que le spectacle « Entre 2 mères » a vu le jour en octobre 2021 et suit sa route (qui sera longue j’espère!), d’autres projets liés pour re-connecter à mes racines voient le jour.
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Le projet « Racines », création sonore sur la quête d’identité des adopté.e.s, avance!
Récit de vie et témoignages se mêleront pour passer du « je » au « nous ». « Nous », cette communauté d’adopté.e.s qui prend la parole pour la faire entendre dans l’espace public.
La sortie est prévue à l’automne 2025.

En co-réalisation avec Marie Betbèze
Production par Voa asbl, avec le soutien de T’es conte ou quoi !? asbl, du FACR et de l’ACSR
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La bourse de recherche pour faire le pont entre mes racines et ma pratique artistique a fait émerger l’envie de raconter des contes traditionnels du répertoire coréen. Grâce au soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le projet « Horangi! » verra le jour en septembre 2026 : place à la figure du tigre, symbole important en Corée, et au chant coréen!
Pour ce véritable défi – tant émotionnel qu’artistique – je serai super bien accompagnée : la conteuse Anne Borlée et la chanteuse Yan Vandenbroucke